Hors saison #3

Super-Rhéteur sauve Charly

(où l’on disserte sur des sujets Historiques)

 

(Cet épisode a été écrit au mois de novembre 2015, dans un contexte historique)

Introduction : c’est l’histoire d’une histoire de Super-Rhéteur qui est intervenu dans l’histoire d’un petit garçon qui avait toujours des histoires avec des fantômes-terroristes.

Mais : Quand ? Comment ? Où ? C’est ce que nous allons maintenant étudier en trois parties. Et « Pourquoi ? », aussi.

Thèse : le petit garçon il s’appelait Charly et on pourrait dire qu’il était plutôt gentil & moralement vertueux et qu’il se rangeait du côté des défenseurs de la liberté d’expression, même si parfois comme tous les enfants il pouvait être turbulent et faire des blagues pas si drôles, avec de la provocation dedans et aussi du caca et des prout et des choses sexuelles ou encore se moquer de ce qui était important pour d’autres ; mais dans tous les cas cela n’était jamais trop méchant et cela est comme cela avec les enfants des fois il faut savoir fermer les yeux avec tolérance pour qu’ils grandissent sainement à l’abri de la bienveillance.

Mais un jour le pauvre petit Charly il s’était moqué d’un vieux truc superstitieux et surtout de quelques gens idiots qui y croyaient un petit peu trop au pied de la lettre et puis soudain il avait été la victime d’un envoûtement maléfique tant et si bien que désormais le pauvre Charly il était hanté par des terroristes-fantômes.

Les spectres-auteurs-d’attentats, c’est une espèce mortifère d’ectoplasmes spectraux qui, à la façon des monstres-sous-le-lit, ne vivent que pour effrayer, avec en plus le fait qu’ils n’arrêtent pas de faire des attentats. De sorte que le pauvre Charly il en était victime de façon répétitive et qu’il n’avait plus jamais de repos même pas les week-end et les jours fériés.

Alors, comme, en définitive, tout bien pesé, malgré son humour, particulier, qui pouvait, assez aisément, si l’on n’était pas, comme il le faudrait, au nom de l’intelligence, ouvert d’esprit, choquer ou provoquer, il n’était pas si méchant, tout le monde à souhaité aider ce pauvre petit Charly-ci et le sauver.

Le problème c’est que pour ce faire les gens ont décidé de déclarer en quelque sorte la guerre à la guerre et ils ont voulu terroriser les terroristes et hanter les hanteurs, attenter aux attenteurs, violenter les violents, s’opposer aux opposants et résister à toute forme de résistance, agressant les agresseurs agressifs, combattants les cons combatifs, ils cherchèrent à mettre le feu aux incendies aussi bien qu’aux incendiaires & à leurs incitations aux incidents.

A cause de tout cela, le monde menaçait plutôt de sombrer dans le chaos tout intégral.

Ouf, heureusement, Super-Rhéteur est intervenu et a réglé le problème. Comment s’y est-il pris ? C’est ce que nous allons voir dans notre deuxième partie.

Antithèse : Super-Rhéteur il a commencé par essayer d’en savoir plus sur les terroristes-spectraux, parce qu’il faut connaître son ennemi et le garder près de soi. Et que personne par la guerre ne devient grand.

Après, il a pu expliquer au monde comment s’en débarrasser et sauver véritablement le petit Charly.

Tout d’abord, les fantômes-terroristes voulaient faire peur à tout le monde. Ils étaient donc des champions, des hérauts, des promoteurs, des agents de la peur elle-même. Mais pour qu’il en est ainsi, cela voulait dire qu’eux-mêmes étaient au service de la peur, cela qui signifiait forcément qu’ils aimaient la peur et en conséquence la portaient dans leur cœur. Or, la peur est une passion triste, tout comme la terreur, l’effroi, le trac, l’épouvante, l’angoisse, l’appréhension, l’anxiété, la trouille, la crainte, la frousse, la malepeur, la poltronnerie, la panique, la pleutrerie et tous les autres synonymes comme pétoche ou pusillanimité. Or la tristesse cela fait pleurer. Et ceux qui pleurent inspirent plutôt la piété de sorte que les auteurs-fantômatiques-d’attentats devraient plutôt nous faire pitié que nous donner envie de faire la guerre puisqu’ils ont de la tristesse au cœur et des larmes aux yeux spectraux.

Après Super-Rhéteur il a aussi vu que si on mettait ainsi à nu leur véritable nature, on s’apercevait qu’ils avaient tous sans aucune exception, les esprits-terroristes : une toute petite quéquette, ou des hémorroïdes en chou-fleur gigantesques, ou qu’ils puaient des pieds comme un vieux fromage à l’odeur qui pue, ou qu’ils ronflaient de façon dégoutante en avalant leur morve ou aussi qu’aucune femme ne les avait jamais vraiment aimé même pas leur pauvre maman ou encore aussi qu’ils n’avaient jamais eu de bons copains – et même souvent un petit peu de tout ça tout ensemble.

En conséquence de tout cela, Super-Rhéteur il a envoyé tous les spectres-boutefeu à l’école pour apprendre à s’aimer eux-mêmes et découvrir qu’on peut vivre en étant gentils et construire du lien social avec d’autres êtres humains et de l’estime de soi avec soi-même et aussi se sortir un petit peu de la tête leurs vieilles histoires superstitieuses ou au moins y croire un petit peu moins fort au point que les autres n’aient même pas le droit de ne pas y croire aussi fort qu’eux.

Bien sûr, il fallait des écoles très fortes pour tout cela et cela a pris un petit peu de temps – même toute une année scolaire des fois ou encore plus long (du coup, cela n’est pas aux journalistes qu’il fallait demander si cela était la bonne solution, parce que les journalistes y ne savent pas bien s’occuper des choses aussi longues). Et des fois cela était un petit peu difficile à cause des restrictions budgétaires qu’il y avait par décision du gouvernement. Mais à la fin, tout le monde était content.

Pourquoi et comment tout le monde était content ? C’est ce que nous allons voir dans notre troisième partie.

Synthèse. Le petit Charly il est exorcisé et il peut repartir vivre sa vie d’enfant, en disant des bêtises d’enfant plus grosses que lui si il a envie – c’est sa liberté d’expression et ça le regarde après tout et ce sont ses parents qui le grondent quand il va trop loin ; cela suffit, cela n’est pas non plus la peine d’en faire toute une guerre. Les apparitions-terroristes-spectrales aussi elles sont plus heureuses parce que grâce à l’école elles ont enfin pu trouver du sens à leur vie mieux que dans des vieux livres de contes de fées car elles ont appris qu’on pouvait croire des choses très fort sans obliger les autres et puis aussi qu’avoir le droit de croire cela qu’on voulait et d’en parler cela n’était jamais la porte ouverte à la violence. Et puis elles ont découvert qu’il y avait plein de façon différentes d’être heureux et qu’elles aussi avaient droit au bonheur et elles ont essayé d’essayer d’être heureuses. Et puis le monde est devenu un meilleur monde possible.

Conclusion. Et le petit garçon il est reparti dans sa maison, avec les doigts dans le nez et son pantalon tout crotté, et autour de lui il y avait des anges qui chantaient, qui chantaient : « au-revoir Charly… »

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